Shadow and Bone : Conte Steampunk éclairé. Nouvelle transposition d’une saga littéraire en série. Shadow and Bone : La Saga Grisha est disponible depuis le 23 avril 2021 sur Netflix. Actuellement la série la plus vue sur la plate-forme.

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Une adaptation de plusieurs livres

Cette série est née de la fusion entre deux sagas, une trilogie et une duologie de la même autrice Leigh Bardugo. Des ouvrages vendus à deux millions d’exemplaires. La Saga Grisha : Les orphelins du royaume (2013), Le dragon de glace (2018), L’oiseau de feu (2018) et Six of Crows : Six of Crows (2016), La citée corrompue (2017).

Dès le premier épisode, on ressent cette inspiration d’un contenu littéraire conséquent. L’univers apparaît cohérent, parfaitement défini. Toutes les cartes sont en main pour que l’on explore ce monde fantaisie. On se dit même que la lecture des livres doit être encore plus intéressante.

Ce n’est pas commun de vouloir mélanger deux sagas pour en faire une seule série. D’ordinaire, on adapte chacune des sagas. On va vous expliquer de quoi il en retourne, en vous racontant un peu de quoi ça parle.

Un monde posé et travaillé

Les deux sagas se déroule dans le même univers steampunk. Par plusieurs aspects, Shadow and Bone a des points communs avec Carnival Row. Une série originale des concurrents Amazon Prime Video.

Nous sommes dans un monde qui ressemble à l’occident du dix-neuvième siècle avec des éléments fantastiques. Oubliez l’Europe, nous sommes dans le royaume imaginaire de Ravka. Celui-ci ressemble davantage à la culture slave. Il existe des personnes douées de diverses capacités magiques que la série va s’attacher à nous montrer le potentiel. Certains soignent, d’autres manipulent les éléments ou les esprits, d’autres façonnent… Ils s’appellent les Grishas. Ils sont haïes par une partie de la population.

Le royaume se trouve divisé par une sorte de nuage noir maléfique appelé le « Fold ». Celui-ci recouvre une partie du territoire qu’il scinde en deux. Peu de gens arrivent à le traverser sans encombre.  Il est peuplé par des créatures, des espèces de gargouilles qui attaquent ceux qui s’y risquent. Certains veulent tirer profit du Fold. Mais la plupart rêvent bien sûr de le voir disparaître. À cela s’ajoute le fait que le pays est en guerre contre un autre royaume, sur fond de tensions séparatistes.

L'inspiration slave et fantaisie qui se dégage de Shadow and Bone est plutôt dépaysante.
L’inspiration slave et fantaisie qui se dégage de Shadow and Bone est plutôt dépaysante.

Le petit couac, c’est qu’il peut arriver que l’on soit très légèrement perdu entre les différentes factions, peuples, lieux… Avec les questions habituelles : « C’est où ça déjà ? » « C’est qui eux ? » Rien qui ne nuise franchement à la compréhension de l’histoire. Mais les choses auraient pu êtres plus claires. Encore une fois, il n’y a rien de grave. On pardonne lorsque l’on constate que l’univers est fouillé et que l’on a envie de le découvrir au fur et à mesure.

Une femme lumineuse

Alina Starkov est l’héroïne de la série et de La Saga Grisha. Elle est cartographe dans l’armée avec son meilleur ami Malyen Oretsev qui est dans l’infanterie. Tous deux ont grandi dans un orphelinat. Le métier de cartographe n’a sans doute pas été choisi au hasard par l’autrice Leigh Bardugo. Il est subtilement en rapport avec l’extraordinaire talent qu’elle va développer.

Avec un groupe de soldats, Alina et Malyen vont être amenés à traverser le Fold où ils vont être attaqués. Une mystérieuse lumière va alors émanée d’Alina, évitant que tout le monde ne se fasse tuer. Dès lors, les survivants vont répandre la nouvelle et le pouvoir d’Alina va susciter toutes les convoitises ainsi que l’espoir de détruire le Fold… Elle va notamment rencontrer le « général noir », qui a de grands projets pour elle.

Le personnage d'Alina ne se laissera pas faire mais nous laissera pantois devant des moments de grandes naïvetés ou d'éternels états âmes.
Le personnage d’Alina ne se laissera pas faire mais nous laissera pantois devant des moments de grandes naïvetés ou d’éternels états âmes.

La bande de Six of Crows s’incruste

Shadow and Bone ajoute à ce récit trois personnages issus de Six of Crows sur lesquels nous pouvons dire quelques mots. En premier lieu, Kaz, un jeune homme d’affaires et propriétaire d’un saloon. Il est joué par Freddy Carter. Nous ne savons pas si c’est simplement le jeu de l’acteur ou la direction artistique, mais nous l’avons trouvé rarement expressif ! Il reste charismatique, donc ça va.

Viens ensuite Jesper, son homme de main roi de la gâchette. Il est clairement le personnage comique de la série. Au point que le trait est souvent trop appuyé. Contrairement au personnage, ses situations comiques ne mettent pas toujours dans le mile. Il y a enfin Inej, furtive et énigmatique. C’est une « femme de main » de Kaz qui manie bien le couteau. Ce qui va être plaisant, c’est de voir comment ce sympathique trio issu de bandits aux grands cœurs de Six of Crows va s’imbriquer dans le récit de d’Alina et de la saga de Grisha.

Le trio de personnages importé de Six of Crows.
Le trio de personnages importé de Six of Crows.

Première saison en demi-teinte

Derrière la fantaisie, la série cherche à aborder des thèmes sérieux.  Développer des intrigues politiques, parler de racisme et de discrimination, mais aussi de religion et de foi. C’est intéressant, le tout reste cependant rapidement survolé. Dommage que cela manque de réelle profondeur. La littérature de Bardugo se destine à des jeunes adultes (c’est présentée comme telle) et cela se ressent. Or ce public peut largement aborder les choses avec moins de légèreté.

Le premier épisode est selon nous l’un des plus réussis. Il nous présente son univers et pose les bases avec quelques moments assez spectaculaires. Ensuite le rythme ralentit et la série va parfois se perdre à vouloir prendre son temps. Il y a des scènes de romances ou des phases de dialogues explicatifs qui nous ont paru interminables. Ce que l’on aurait aimé voir à la place, c’est plus de manipulations politiques, des histoires de magie, des développements de personnages ! Heureusement la série arrive à se remettre sur les rails de justesse.

On aurait aimé plus de magie et moins de papotages dans Shadow and Bone.
On aurait aimé plus de magie et moins de papotages dans Shadow and Bone.

D’autant plus que techniquement c’est d’un bon niveau, il y a des moyens. Que cela soit pour les costumes, les décors de Russie tsarienne avec son palais, ses steppes et forêts enneigées. Les effets magiques, les monstres, cela se tient. Les mises en scène de l’action donnent le change même si cela demeure souvent un peu trop prévisible.

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Shadow and Bone : La Saga Grisha

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